Reviews
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Il y a probablement autant de restaurants de sushis à Montréal qu'il y a de poissons dans l'Atlantique. Toutefois, il s'avère tout aussi ardu de trouver un bon restaurant que d'attraper le Big Fish (une des seules références cinématographiques que je suis capable de faire). Lorsqu'on en trouve finalement un, il n'est pas rare de se faire décourager par les prix de leur carte, qui transforment notre take-out tranquille du mardi soir en souper monnayant les coûts d'un mariage royal. On se tourne alors vers la solution facile: le comptoir à sushis douteux du IGA, et quelques larmes pour diluer la sauce soya.
Ok, tu veux savoir un secret?
Au coin de Duluth et St-Denis, il y a un restaurant qui enchaîne les vieilles chansons d'Avril Lavigne, la guitare de Jean Leloup et des chants arabes. Un hôte qui t'aime déjà dès le moment où tu appelles pour faire ta réservation. À peine une trentaine de places assises, une minuscule cuisine ouverte et Ralph, qui de derrière son tablier, se fera un plaisir de jaser avec toi pendant qu'il s'assure que chaque assiette est parfaite avant d'être servie aux clients. Une présentation impeccable, des poissons brillant de fraîcheur, des agencements de saveurs originaux et une adaptation hors pair aux allergies de toutes sortes. Un menu découverte à 25$ qui comprend des créations uniques, dont de sublimes tartares minutieusement taillés, tantôt de saumon, tantôt de homard, et d'alléchants rouleaux colorés .
Ce restaurant c'est le Saint Sushi Bar, et c'est définitivement une perle au fond de l'océan. -
Le matin, c'est pas toujours facile. Des fois on sort du lit à reculons, t'as pas le temps de déjeuner; des fois, même qu'il pleut. Tu rentres dans le métro, t'es tout tassé, et ton voisin d'épaule écoute Hello d'Adèle ben trop fort en repeat. Y'a des matins où tout à d'l'air poche, vraiment.
Au travers de ce chaos matinal, y'a un petit soleil. Tu passes les tourniquets de McGill, la foule se dissipe, et tu le sens. L'odeur de café te guide vers My Little Cup. Sous l'œil de Bertrand, caféinomane venu tout droit de Belgique pour nous transmettre sa passion, tu passes ta commande à la caissière qui mets un baume sur ton matin de marde avec son doux sourire. T'es pressé mais tu discutes un peu quand même, tu sens que les gens sont heureux d'être là, ils sont même pas stressés de la file qui se crée en arrière de toi. Tu bois une gorgée de café, soyeuse et délicate, chaude juste correcte; qui te donne l'impression de sortir du lit pour une deuxième fois.
Sauf que cette fois-ci, tu te réveilles avec le sourire. -
Shoutout à tous les vendeurs qui réussissent toujours à me convaincre d'acheter de la bière avec l'argent prévu pour faire mon épicerie. Une visite chez le Pourvoyeur = Du gruau pour souper, de la bonne bière pour dessert.
#ReviewLePlusCourtDeL'Univers #MaisToutEstDit -
Hey, c'est doux ici.
C'est prouvé que lorsqu'on travaille dans des cafés, notre productivité est augmentée de par le son ambiant des conversations, l'agitation des percolateurs et les rires des baristas. Il y a même des trames sonores de café que tu peux télécharger pour écouter chez toi en te faisant à croire que ton travail avance plus vite ('mettons).
Un matin, je me sentais boboche, alors j'avais besoin d'un café pour m'encourager à travailler sur mes affaires. Je me rends donc dans Ahunstic pour découvrir la nouvelle location du Brûloir, tout récemment rénové. Une fois installée, ça me frappe: Au travers du claquements des tasses et des coups de porte-filtres se glissent des douces notes de violon et de piano. De la belle musique classique au lieu du traditionnel indie-pop. Première gorgé de café, la mauvaise humeur sort d'un soupir et mes joues retrouvent leur teinte rosée.
La particularité du Brûloir, c'est qu'ils ont une impressionnante collection de cafés torréfiés à même sur place. C'est donc l'endroit parfait pour acheter des grains frais à ramener chez soi et essayer plein d'affaires afin de comprendre si tu aimes plus ton café fruité ou avec des notes de chocolat.
Le soleil frappe chaque mur de l'endroit, grâce aux grandes vitres qui découvrent la devanture du petit local. Ou c'est peut-être aussi le grand sourire des employés, qui t'accueillent avec une voix si douce que tu te sens comme dans un cours de yoga. Mais on est vite ramené à la réalité; les ustensiles s'entrechoquent à l'arrière, et une odeur de grilled-cheese à la poire s'entremêle à celle des pâtisseries.
J'étais venue ici pour être productive. Le Brûloir m'inspire tellement que j'ai écrit un review à la place. Ça va bien mon affaire. -
"Ouaiiiin, mais moi j'aime pas ça les beignes."
Attends. Quoi?
Une pâte au levain minutieusement pliée, roulée et coupée à la main chaque jour avant le levé du soleil. Remplie de pochettes d'air, qui te donnent l'impression d'enfoncer les dents dans un petit nuage.
Une attention particulière dans le choix des ingrédients (ces bijoux sont entre-autre fait avec de l'huile de coco et du chocolat Lindt exclusivement); une recette de base qui résulte des expériences obstinées de Giuliano et son désir de pouvoir déguster des beignes qui satisferont ses inatteignables attentes.
Des saveurs qui surprennent;
Espresso
Pâte à biscuit
Bacon et érable
Matcha
Et ainsi va la suite; un arc-en-ciel de compositions sucrées.
T'as le droit de pas aimer le bonheur. Mais avant de dire que t'aimes pas les beignes, vient faire un tour sur St-Zotique, histoire de goûter à de la vraie magie. -
Quand j'ai reçu l'invitation pour participer à un événement "bière + beigne", j'ai fait un petit arrêt cardiaque. Union parfaite de mes deux choses préférées au monde (bon, ma liste de choses préférées au monde est un peu longue, j'avoue.), j'avais hâte de pouvoir enfin retourner chez Trou de Beigne et voir ce que les champions de la Bierotheque allaient faire pour agencer tout ça ensemble. Au final, plein de belles surprises! Apres une sympathique visite chez TdB où nous en avons appris plus sur la fabrication de leurs bijoux sucrés, nous nous sommes dirigés dans le local adjacent afin de goûter aux différents pairings qui avaient été créés pour l'occasion. J'ai particulièrement trouvé intéressant le mélange Matcha et Black IPA, mais j'avoue que la Pêcher Mortel avec le beigne à l'espresso à volé le show dans mon cas.
De belles discussions, de belles personnes, des beaux beignes, de belles bières, toute était beau. Merci infini à Risa, Guiliano de chez Trou de Beigne et l'équipe derrière la Bièrotheque, ce fut une soirée fort agréable! -
En général, toutes les raisons sont bonnes pour prendre un café. Je suis fatigué? Un café. J'ai pas mal de travail à faire? Un café. J'ai une pause entre deux cours? J'ai frette un peu? La nuit a été courte? Il pleut? Je respire? Un café, un café, un café. Là où ça change, c'est l'endroit où tu vas aller prendre ton dit-café. Parce que des options, peu importe où tu te trouves au moment où ta rage de caféine frappe, il y en a une pelleté.
Pour les fois où tu te promènes dans le coin du carré Saint-Louis à la recherche de ton fix (blague de mauvais goût assumée), dirige-toi vers l'Artiste Affamé. Niché à l'intérieur d'une laverie automatique, l'endroit a sûrement déjà attiré ton attention de par ses beaux graffitis et le nom sympathique de la laverie, Le Petit Bas Perdu. Par contre, ce n'est pas une odeur de Fleecy qui t'enveloppe lorsque tu pousses la porte du local. Loin de là.
Enterré sous le bruit du grinder et le crépitement des sécheuses, Jessie lève les yeux pour voir qui vient de pénétrer dans son micro-univers, avant de retourner jaser avec le client qui est arrivé juste avant toi. C'est ici que tu dois sortir le grand jeu: Ne commande pas ton latté; demande-lui plutôt quels sont les grains qui sont servis aujourd'hui. Préliminaire obligé si tu veux voir des étoiles dans les yeux de ton barista. C'est ça qui rend l'Artiste Affamé un incontournable à Montréal; la passion de Jessie et de son partenaire, et leur désir brûlant de la partager. Le café ne sert pas seulement à te décoller les yeux le matin; Il se déguste et se découvre, au même titre que la bière ou le vin. C'est pourquoi, malgré le fait qu'il y ait un sympathique café étudiant au sein de mon école, je ne compte plus les fois où je me suis présenté à l'Artiste Affamé entre deux cours. Plus souvent qu'autrement, je me retrouve à passer près d'une trentaine de minutes à jaser à propos de la culture du café et des enjeux environnementaux, tout en savourant mon cappuccino. Toujours parfait; juste assez chaud pour pouvoir y déceler chaque arôme; aussi soyeux que les draps qui tourbillonnent en arrière plan. -
Le matin, on te réchauffe d'un chaleureux sourire avant de te servir ton allongé, ton latté ou ton capuccino. Bercé par les douces notes des mélodies d'Amélie Poulin, tu savoures l'onctueuse mousse, jamais brûlée, qui recouvre l'aromatique espresso se retrouvant au fond de ton verre. Légère moustache de lait. Un subtil goût de beurre reste en bouche alors que tu attaques ta viennoiserie ; un mielleux mariage de saveurs qui te fait sourire et qui te réveille, doucement, comme ces matins où le soleil t'enlace dès que tu émerges de ton sommeil.
Le midi, tu savoures tranquillement ta théière alors que tu attends tes amis pour jaser et faire des devoirs autour de la grande table centrale, qui est munie de mille et une prises électriques afin d'éviter que tu manques de batterie. Jean Leloup comble les silences alors que vous prenez une bouchée de votre lunch. Salade du jour, chips et salsa, hummus et légumes; on mange léger afin de se garder de la place pour leur géant biscuit aux brisures de chocolat, ou leur fameux pain bananosaure.
Le soir, tu t'installes au sous-sol, une bière des Brasseurs de Montréal à la main. Tu racontes ta journée à ton voisin de table, et tu ris avec l'intrépide qui n'a pas peur de s'installer dans le bain au centre de la pièce avec son verre de gin chaud. Les joues rougissent, les amitiés se forment, et tu te sens comme chez toi. Un gros réconfort, comme le latté que tu vas revenir prendre demain matin, assurément. -
Il était une fois l'Amérique du Nord, le royaume merveilleux des hot dogs à 0.99$, de la sauce Big Mac et de la friture. McDonald, A&W, Valentine, Harvey's la Belle Province, le P'tit Québec; on les a tous fréquenté plus de fois qu'on veut se l'avouer. On le connaît, le goût de plastique des saucisses à hot dogs et le pas-de-goût des boulettes congelées, pourtant on ne peut s'empêcher d'avoir des cravings sporadiques de fast food. La demande est grande mais la qualité ne l'est pas, et ça Michel Forgione et Stefano Faita l'ont compris.
Les génies derrière le Impasto et la Pizzeria Gema se sont donné un défi de taille: Ouvrir un casse-croûte où chaque ingrédient aura été étudié, repensé et travaillé afin qu'il atteigne la perfection. C'est facile faire cuire une saucisse Lafleur et la mettre dans un pain Pom, mais créer chaque composantes à partir d'ingrédients frais et de qualités? Une autre histoire. Après plus d'un an à nous bombarder de photos durant le développement du projet, la planète (oui,) est devenue hystérique lorsque l'ouverture du casse-croûte a enfin été annoncée. On nous promettait le meilleur burger de notre vie, le meilleur hot dog, le meilleur toute. Alors, le verdict?
Ciel!
Premièrement, les yeux: Le décors est si représentatif du typique snack-bar américain qu'on pourrait croire que l'endroit été construit dans les années 90, pour ensuite avoir été parfaitement conservé durant les 25 dernières années. Une enseigne rouge flamboyante à l'entrée, des comptoirs en chrome, et des tuiles bleues pastels qui tapissent les murs. Si tu as le malheur de venir un peu trop souvent, on te saluera même par ton prénom à la caisse. Ensuite, le nez et les oreilles: L'odeur du grill embaume chaque recoin du local. On sent les frites, on entend le crépitement de la viande qui cuit au rythme de la voix de The Cure. Mais la vrai magie opère rendu à la bouche. Cette première bouchée de hot dog change une vie. Le pain, la saucisse, la sauce, les cornichons. À peine nos dents s'enfoncent dans le pain moelleux du burger que les larmes de bonheur commencent à couler. Une sauce à poutine qu'on voudrait boire comme du jus. Des frites taillées à la main chaque matin, croustillantes de l'extérieur et tendres comme du beurre à l'intérieur. Du bacon épais, salé, goûteux, qui chante comme un ange lorsqu'il quitte la plaque de cuisson pour venir s'installer dans ton club sandwich aux côtés de tendres morceaux de poulet rôti. Mais mon coup de coeur dans tout ça? Le pain. Le pain imbibé de sauce hot chicken, le pain badigeonné de mayonnaise lorsque servit en club, le pain détrempé de sirop d'érable pour le brunch. Moelleux, délicat, blanc, sucré, salé, toasté, beurre même pas beurré, j'te pari que je pourrais passer un loaf en une journée et pas en avoir eu assez. Cette recette à elle seule leur a pris 8 mois à perfectionner, c'est pour dire tout l'effort qu'il y a pour une simple paire de toasts.
La qualité vient avec le prix, ne soyez donc pas choqué de devoir payer plus cher que chez La Belle Pro pour votre trio. Je ne pense pas qu'on doit voir Chez Tousignant comme un snack-bar, mais plutôt comme un restaurant déguisé en casse-croûte. La morale de l'histoire va donc comme suit: Tu ne sera plus capable d'aller chez Valentine, ou nulle part ailleurs for that matter, lorsque te viendras une envie de hot dog. Après ta première visite, tes papilles gustatives en resteront marquées. La plus merveilleuse des bouchées deviendra ton plus lourd fardeau, puisqu'aucune autre ne pourra l'égaler. Manger chez Harvey's te rendra mélancolique et tu ressortiras du McDonald les mains vides, dans l'espoir d'être capable d'économiser assez pour retourner manger la malbouffe de Chez Tousignant, qui dans l'fond, n'est pas si mauvaise que ça. -
Deux ans après mon avis initial, je pense qu'il est temps de mettre mes affaires à jour. Depuis son ouverture, le Crémy a énormément évolué. Initialement une boulangerie offrant une humble sélection de pains et pâtisseries, l'entreprise a désormais ajouté à son arc un foodtruck, qui a contribué à propulser ses déjà populaires beignes au titre de légendaires incontournables de Montréal. Jamais entendu parlé des beignes de Crémy? Le meilleur mot pour les décrire serait: Monstrueux. De monstrueuses roues de pâte à la levure, surmontées tantôt de généreux morceaux de brownies, tantôt d'une garniture au caramel ou de meringue; monstrueusement sucrées, monstrueusement grasses, monstrueusement délicieuses. Mais ce n'est pas tout! Derrière la vitrine du Crémy se cache également un impressionnant brownie, du type ''je le regarde et je prends 20 livres''. Mon conseil: Partage-le, gardes-en la moitié pour plus tard, planifie-toi un jogging de 15km ou une foutu grosse sieste, mais prend le brownie. Sinon tu vas avoir des regrets, et tu vas devoir refaire tout le chemin pour revenir l'acheter. Je t'aurai prévenu.
Jusqu'ici, pas grands différences par rapport à ce que j'ai écrit initialement. Donc, qu'est-ce qu'il a fait de différent, ce cher Rémi depuis 2 ans? Et bien, notre grand gagnant du Donut Showdown a rénové son espace l'an dernier en y rajoutant des sièges afin de pouvoir servir brunch et pizzas maisons! Les brunchs, allant du sandwich pain doré BLT jusqu'à l'assiette de Gravlax, sont tous servis avec café et beigne du jour. Pour l'été, on a également installé une fenêtre afin de pouvoir y commander une boule de crème glacée directement de l'extérieur (Ok pas juste une, mais j'aime mieux rester polie quand je parle à des inconnus), déclinée en plusieurs saveurs décadentes telles que Joe Louis maison (ma pref'), tarte au citron meringuée et brownie, pour ne nommer que celles-là. Rémi vient également de lancer sa nouvelle chaîne Youtube, Saint-Crème, ou il nous divertit tout en nous apprenant comment se tenir l'abdomen au chaud tout l'hiver.
En gros: Crémy n'as pas réinventé la roue. Mais les siennes sont bonnes en mautadines.